Resumons : Arugam bay, un jour pour y aller (9h de trajet pour 140km environ), un jour pour se faire plumer... et un jour pour repartir
Il faut dire que l'est est pauvre en moyen de communication et infrastructure. La zone a ete tres touchee par 30 ans de guerre entre l'armee et les rebelles tamoules. Temoins de cette fin de guerre si proche : la tres forte presence militaire dans l'est. Des soldats circulent meme dans Arugam bay, mais c'est surement pour faire beau devant les touristes.
Apres cette intermede, nous retrouvons les vacances comme on les aime - si, si j'en connais qui aiment les meme vacances que moi - en allant se perdre a Deniyaya. Les trois dernieres heures de trajet de bus sur une route etroite a flanc de montagne nous ont bien mis dans l'ambiance : conducteur tres pro et chaleureux avec nous, population tres sympathiques, paysages superbes. Mais nous arrivons flappi dans la guesthouse recommandee par le Lonely planet. Christine remarque l'humidite, la salete et le manque d'ouverture de cette pension trop chere. Mais ayant peur de troubler ma torpeur, elle serre les dents... En plus le patron est rapidement bourre. On part tot le lendemain pour une autre pension aussi chere mais avec une super vue, une terrasse pour contempler la-dite vue et des chambres tres tres tres spacieuses. Journee tranquille a visiter les environs. Cet hotel a une license alcool, il accueille donc les bourgeois des alentours qui se lancent dans des discussions a la fois calme et sonore, si vous voyez ce que je veux dire.
Nous rencontrons un couple de Berlinois qui fuient egalement l'autre guesthouse. Le lendemain un guide nous fait visiter la foret tropicale : fleurs, plantes, animaux, baignades, sangsues. Un seul regret : pas de pluie, donc nous n'avons pas pu voir l'Allemand porter son impermeable taille enfant qu'il a achete pour l'occasion. Pour les sangsues, nous decouvrons un remede imparable, nous remplissons nos chaussures et chaussettes de sel.
Nous aurions aime faire une deuxieme ballade dans cette foret, mais les Sri lankais ne sont decidement pas les rois de l'imprevu. Nous quittons avec regret ce paysage enchanteur pour retrouver la cote sud. 6h30 pour 70km : pas mal ! Mais il faut dire que nous attendons a mi-chemin pendant 3h un bus qui n'arrive jamais. Au Sri Lanka, les horaires sont respectes ; ainsi, certains bus avancent avec une extreme lenteur puis enfin foncent dangeureusement. Pour aller a Arugam bay, nous attendons le bus de 14h30 qui ne vient pas, puis celui de 15h30, idem ; donc les bus partent a l'heure, quand ils partent ;o) Il en est donc de meme entre Matara et Tangalla. L'employe de la gare nous fait attendre des bus qui n'arrivent pas. Ca nous permet de sympathiser avec un musicien, guitariste de reggae, qui vit moitie a Vienne, moitie ici et qui a un enfant a Cagnes-sur-mer. Au Sri Lanka, le reggae est tres populaire. Nous profitons de l'attente pour visiter un atelier qui fabrique des percussions et un autre qui fabrique des batiks. Et finalement, nous cherchons et trouvons dans la gare routiere des bus allant a Tangalla. Question : pourquoi cette attente ?
Arrivee a la gare routiere de Tangalla, la question est : ou aller ? Reponse dans la seconde, le proprietaire d'une guesthouse nous attend, le reggaeman l'a prevenu de notre arrivee. Et nous voila installes dans une belle pension (Star fish, a recommander... quoique, d'autres touristes ont eu des deconvenus) avec vue sur la mer et une immense plage pour les rares clients. Le proprietaire vit pour moitie a Bonn, ce qui explique les normes occidentales de cette pension : propre, tout fonctionne et est utilisable, des transats... et pas cher (5 euros). Nous y retrouvons un couple d'Hollandais a velo et un couple d'Italeins qui parlent tres mal l'anglais, que nous avions rencontres le meme jour a Sigiriya : les Italiens etaient dans notre pension et les Hollandais dans l'hotel ou nous avons pris l'apero... Car pour Christine, l'apero pendant les vacances, c'est sacre, oblige de suivre.
Au programme : baignade ou plutot repechage de slip et retirage de sable des cheveux et des oreilles entre deux vagues. Et le soir ? Poissons et fruits de mer !
Dans la journee, un dernier temple histoire de...
Commentaires sur cet article Luc site inaccessible en Chine, est-il trop politiquement incorrect ? Le Starfish est-il un poste avance de la Chine au Sri Lanka ?
musahappy Salut !
Te souviens-tu de moi ? Nous avions eu une discussion sur le forum voyage. C'est dommage qu'on se soit oublié si vite (le problème de la superficialité d'un forum), je te retrouve alors que nous nous croisons depuis 2 mois.
J'interviens sur cet article et ta bonne impression du starfish : nous y sommes arrivé le 17. L'endroit nous plaisait, la plage aussi. On comptait s'installer ici pour les deux dernières semaines. Je ne sais pas pourquoi mais le proprio a été infecte avec nous. Il avait pourtant accepté le deal, 1000rs les deux chambres en bas et la possibilité de faire à manger dans leur cuisine. Le lendemain il nous a demandé de partir. C'est fou non ? Alors nous nous sommes réfugiés à Unawatuna. Ici on a trouvé pour le même prix deux chambres avec wifi illimité. Et nous donnons 200rs au cuisto qui nous fait à manger matin midi et soir. Voilà, si tu repasses dans le sud avant notre départ (vers le 4 septembre), viens donc au surfcity (je sais, y mieux comme nom !), tu me dois une journée de baby sitting ! hahaha nan je rigole :-)
Aller, je retourne lire ton blog qui est sympa.
Le notre : http://asiatiksabatik.worldpress.com
Au plaisir de te croiser au moins une fois cette année, quelque part en Asie.
Keepe in touch...
Jean Christophe