Une petite comme vous n'en avez sûrement jamais eu : je suis à Roissy, dans la queue pour l'embarquement, je flâne et regarde les "télés" d'affichage : y apparaît une liste de passagers dont le mien. Je vais vers le responsable de l'embarquement : "Je ne vois pas... Ah si, vous n'avez pas de siège". Je me voyais mal passer 12h debout dans l'allée, mais bon ce serait un bon avant goût des parcours en taxis-brousses. Un passager me rassure : "les soutes sont grandes", merci. Finalement j'ai la place de rêve : devant l'issue de secours côté gauche : parfait pour voir Paris.
Transit à L'île Maurice : j'en profite pour regarder les cartes postales vantant les beautés de l'île : plages, plages, plages, mer bleue mais pas de lagons : merci ainsi, je ne regrette pas une halte plus longue. C'est bizarre, de l'aéroport, on peut voir des reliefs sympas : l'Ile Maurice serait-elle semblable à la Réunion ? En tout cas, les cartes postales n'en parlent pas ?!
L'arrivée à Tana, Antananarivo pour ceux qui se la pêtent, est presque sans problème : les douaniers se sont juste trompés sur la durée du visa, heureusement que j'ai vérifié : c'est malin, maintenant il y a du tipex dans mon passeport. J'espère que ça ne posera pas de problème au moment du retour !
Je trouve rapidement un hôtel à mon goût. A peine arrivée, une Espagnole, qui vient de passer trois mois à Mada, Madagascar pour ceux etc..., me donne plein de bons plans. C'est vraiment trop injuste, maintenant, il va me falloir trois mois pour visiter l'île.
La soirée est bien animée et très sympathique : je fais la connaissance d'un baroudeur, ancien barbouze, trafiquant de pierres précieuses et entouré d'une faune bigarrée : il me fait un cours sur les pierres précieuses, pendant qu'une de ces "sœurs" m'explique comment CA se passe à Mada. On m'avait prévenu, les filles malgaches sont à l'affût du blanc pour leur vider leurs poches, mais bon je ne suis pas naïf non plus, non ?
Ensuite départ vers l'est, je visite un parc naturel, enfin presque parce que la forêt n'est plus primaire. Un guide me ballade pendant 6 heures, on va à la recherche des animaux, en particulier des lémuriens. On voit deux groupes du plus gros d'entre eux, l'indri (les encore plus gros ont été décimés par les hommes, il y a longtemps déjà et ceux là sont en voie de disparition, ils n'existent plus que dans ce parc, la routine ...).
Alors les indris forment des chorales : ça hurle d'un côté et ça répond en hurlant de l'autre, pratique donc pour savoir où les trouver.
On voit aussi d'autres types de lémuriens, voilà. Bon c'était sous la pluie.
Aujourd'hui je suis à Tamatave (dans la maison d'hôtes, chez Thierry) et demain direction l'aventure : le nord. J'espère voir de beaux couples plages-lagons, la forêt primaire, des baleines à bosses.
Petit problème : un pont cassé a été réparé il y a quatre jours et hier un camion l'a cassé et du coup est tombé dans l'eau : ça passe quand même me dit un Malgache ... Et dire que la piste est en pire état après : je vais me muscler les fesses.
A par ça, la communication est facile : presque tout le monde, Malgaches et touristes, parlent français, sauf la Suisse avec qui j'ai voyagé dans le taxi-brousse hier : mais comme elle veut apprendre, je ne peux même pas lui montrer mon fabuleux accent anglais.
La prochaine fois, je vous parlerai des types de touristes rencontrés : les toutouristes, les toutristes, les motouristes, les tourisques ... |