29/ Laos... des prix, mais encore ?!

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Laos - Vientiane
de Luc, le 04-11-2009

29/ Laos... des prix, mais encore ?!

Vendredi 23 octobre 2009, la frontiere chinoise est passee rapidement et simplement. Par contre la frontiere laotienne est plus folklorique, a l'image du pays, je le verrai plus tard : les tampons, le visa etc... se font dehors. le prix du visa est de 30 dollars, si j'ai bien compris, plus quelquechose suivant le jour ; aujourd'hui ce sera 2 dollars de plus. On me delivre un visa de 30 jours. A la frontiere, je retrouve Joe, un Japonais, que j'avais croise a litang. Maintenant que la frontiere est passee, il faut aller a la premiere ville. Un conducteur de minibus m'interpelle : "Where do you want to go ?" - "To Boten" - "But you are already in Boten" - "OK, next city then". Ce sera Luang Nam Tha, une ville tres touristique. Sur la route le decor change de la Chine : les villages sont "typiques", ca a l'air plus pauvre que la chine. Arrive a Luang Nam tha, Joe me propose de partager une chambre double, OK, ca limite les frais. Les environs sont sympas et faire du velo est un vrai bonheur : pistes tres roulantes, denivele tres acceptable et traffic reduit sur les grands axes. On laisse les enfants jouer sur la nationale, c'est dire ! Avec un "vrai" velo, je me laisserais tenter par une "vrai" rando. L'apres-midi, je retrouve Jeannie et Samuel, deux Ardechois rencontres dans le Yuanyang. On compare nos parcours, notre ballades en velo et nos visas laotiens. Du coup, je repars faire un tour de velo a la nuit tombee. Ils sont parti de chez eux depuis 6 mois et n'ont pour l'instant pas pris l'avion : tres bel itineraire. Ils ont passe la frontiere Chine-Laos deux jours avant mois et visiblement les douaniers ont eu la flemme de leur preparer un visa aussi beau que le mien !
Le Laos est plus pauvre que la Chine et en plus tout y est plus cher : l'industrie etant tres reduite, les produits manufactures sont importes et le rythme ici est beaucoup plus cool. Prenons l'exemple des borborygmes des conducteurs de tuk-tuk plus qu'a moitie endormie pour tenter d'accrocher un touriste qui passe, ils ne feront meme pas cette effort pour un Laotien, qui lui paierait le vrai prix !
Le laos est un pays tres peu peuple : moins de 6 millions d'habitants pour un peu moins de la moitie de la France.
Apres Luang Nam tha, je vais vers l'ouest me perdre dans la pampa, a Muang Sing, puis Muang Long. Je retrouve l'ambiance malgache : hotel compose de huttes, pistes, horaires de bus aleatoires et meme des zebus. Premiers impressions des horaires de bus : on me dit 8h, finalement c'est 9h30. Une autre fois, on me dit 9h, finalement c'est 13h30, mais pas la bonne destination et en fait, il est parti a 13h ! En plus, le chauffeur negocie le tarif avec chaque passager. Le lendemain, le bus pour Muang Sing part a 8h (horaire chinoise, en vigueur ici, en fait on est pres de la frontiere est tout est chinois, meme les prix et la tele) donc 7h. Il faut aller a gauche a partir de l'hotel. En fait, on est reveile a 6h par la musique a fond ! Je pars donc a gauche, mais en fait, c'est a droite et il ne part pas a 7h : ambaince malgache donc, le francais et les rires en moins : bof !
Apres plus d'une dizaines de jours, je trouve en fait les transports assez pratiques : les horaires sont respectes, meme s'ils partent parfois avant l'heure et ont tendance a surcharger un peu. Une question : pourquoi les gares routieres sont-elles si eloignees des villes ?
Le soir a Muang long, j'ai commande du buffle grille. En fait, c'est du poivre assaisonne au buffle. Heureusement, il y a des legumes ; enfin, si les piments, les gousses d'ail et les brins de gingembre sont consideres comme des legumes ; la cuisine tres epicee du sud de la chine est de rigueur ici.
Les jours suivants, je pars a la decouverte de l'arriere pays. Je reste proche de la frontiere chinoise. Puis, direction l'est du pays : Nong Khiaw et Muang Ngoi Neua, deux vilages qui vivent au ralenti, loin de tout, mais qui proposent de jolis bungalows aux touristes. je vais ainsi passer plusieurs jours avec Annette, une Allemande rencontree sur le trajet. je retrouve regulierement et avec joie, Jeannie et Sam. Au programme : ballade le matin, sieste pendant les heures chaudes et diner accompagne d'une beer lao. J'aurai l'occasion de voir comment on abat et debite un cochon, avec du lao lao, alcool local, en prime.
Je quitte mes camarades a Luang prabang, car je fonce a Vientiane, ou a lieu "La" fete religieuse de l'annee, lundi, jour de pleine lune. Cette unique apres-midi a Luang Prabang me suffira pour "apprecier" ce haut lieu du tourisme au Laos. Etre parmi la centaine de touristes prenant en photos le rituel matinal des offrandes aux moines : beurk ! Je laisse egalement de cote Vang Vieng, ou le whisky coule a flot dans la gorge d'occidentaux desoeuvres, parait-il.
Comme j'ai pris le bus de nuit, j'arrive a 6h du matin a la gare routiere de Vientiane. Un tuk-tuk nous amene, a moitie endormie, au centre ville. Comme Vientiane est petit, le tuk-tuk nous depose a un vague croisement, qui s'avere etre parmi les arteres principales du centre. Avant de me lancer a la recherche d'une guesthouse, projet souvent perilleux dans une capitale, je petit-dejeune. ici, la soupe de nouilles matinale est servie avec des beignets que l'on trempe dedans : pas mauvais. Au programme ce dimanche, visite de quelques temples, nombreux a vientiane et quasiment tous semblables et je sirote quelques excellents cafes frappes pour me refraichir sous ce trop beau soleil. Le soir, je retrouve Annette qui a preferre prendre le bus de jour, elle a vu un leopard avec ses petits qui traversaient la route ! Le lendemain, nous nous levons a 5h30 pour voir le Bun Pha That Luang : des milliers de moines (les hommes en orange et les femmes em blanc, tous cranes rases) recoivent de la nourriture et de l'argent autour du temple de Pha That Luang. Les moines repartent tous avec un gros sacs poubeles rempli de paquets de biscuits, d'argent et de nouilles instantannees. Ils laissent le riz, et rien d'autres, certainement aux pauvres. Les stands de restauration rapide etant tres nombreux, tout le monde en profite, nous compris, pour pique-niquer. La kermesse bat son plein toute la journee, il y a enormement de monde. Le soir, la population fait trois fois le tour de la stupa en priant avec une bougie a la main, jupe obligatoire pour les femmes (?). Seuls quelques moines sont restes pour cette communion. Si j'etais mechant je dirais que les autres preferrent passer leur temps a compter les billets de banque... Le vent gene malheureusement les illuminations composees de bougies et d'un feu d'artifice tres artisanales.
Je ne m'attendais pas du tout a ca : des maneges, des moines utilisant des sonos avec le volume pousse au maximum, des stands proposant tout et n'importe quoi...
Aujourd'hui, je m'occupe de mes billets d'avion pour la Birmanie, Annette a pris la train hier pour Bangkok.

Bilan apres 12 jours : il y a beaucoup de touristes au Laos et pourtant je trouve que l'eventail des possibilites est moindre, compare aux deux pays precedents et a beaucoup d'autres : temples quelconques, grottes et chutes d'eau, tant vantees par les tours operators et autres tourists informations, comme on en trouve des centaines autour de Grenoble, ballades "sympa sans plus" dans les rizieres et traversant quelques villages, circuits proposant un coktail peches et baignades... La nature est tres certainement merveilleuse, mais comment acceder a ses tresors avant qu'ils ne disparaissent ? Le laos est un pays a visiter, mais, soit avant beaucoup d'autres, soit en ayant tres soigneusement prepare l'aventure qui sera alors avec un grand A... Je commence a etre difficile... et je crois que j'ai la tete entre le Sri Lanka, la Chine, la Birmanie et l'Inde, le laos a du mal a s'affirmer ! Il est temps d'aller au sud du pays.

J'ai quand meme pris des idees de recettes... mais dans des restaurants tenu par des Russes et par des Indiens. Sinon, les restos chinois proposent enfin ce qu'on trouve dans tout resto chinois, hors de Chine ;O)

J'ai une grosse inquietude sur l'avenir du pays : il y a peu de voitures, mais que des grosses, surtout des pick-up tout propre, tout neuf (style ONG), ce qui prouve que la fameuse "classe moyenne" signe de redistribution des richesses du pays, n'existe pas.

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